Une goutte d’encre sur la page de brouillon, c’est pas un drame, cependant, c’est beau. Un œil vert qui regarde cette goutte, je crois que je suis amoureuse… Au loins, une éblouissance inconcevable. Je crois que la lumière a besoin d’être éteinte… Rien n’est vraiment comme avant, rien n’est vraiment comme après, parce que la lame vient de s’abattre entre toi et moi, moi qui pensais que tu aurais voulu que l’on s'écoute, tu sais que je rêve d’une plume capable de t’ouvrir le cœur, je me suis largement égarée dans le labyrinthe imbriaque. La chevelure nacarat d’une lune déserte n’a altéré en rien la nouvelle décadence d’une ruine violente… Si tu ne comprends pas, je t’en supplie hurle moi ton silence…
Par doidepou
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Alors voila, il y a un truc dont il faut parler tout de même, presque un problème de société, c’est le danger que représentent les piques-œufs. Dans un magasin, exposés sur une étagère, entre les économes à légumes et le minuteur en forme de tomate, les piques-œufs n’ont pas de forme particulière, qui permette de se méfier d’eux. Ceci les rend extrêmement difficile à repérer. Celui que j’ai rencontré il y a quelque temps avait revêtu une forme design, en alu brossé, joliment arrondi, je ne me suis pas méfiée. Sentant que l’on pouvait appuyer sur la partie concave, j’ai exercé une pression avec l’index, très légère. Et là, comme une petite décharge électrique, j’ai senti quelque chose de désagréable sur mon index. J’ai vivement retiré mon doigt, un petit point rouge était apparu, et en pressant un peu, une petite goutte de sang a perlé. Donc… dans le doute… abstenez vous… Prudence est mère de sûreté, et de toute façon, ça sert à rien un pique-œuf…
Par doidepou
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Un matin, dans le bus. Tôt dans la matinée, vers 7H30. La tête un peu dans le brouillard, je regarde par la fenêtre, dont j’ai essuyé la buée, car il fait froid dehors. Nous passons devant les stands du marché qui se montent dans l’air froid du mois de février. Et là me revient en mémoire le roman de Zola, Le ventre de Paris, quand je vois sur un tréteau, cinq choux-fleurs éclairés par une lumière pâle qui vient d’un spot installé sur la bâche au dessus. Ces cinq choux-fleurs. Ils donnaient envie d’aller les frôler, du bout des doigts. Peut-être tapoter de l’index la surface blanche et joufflue. Mais le bus continu sa route. Les carottes viendront sans doute leur tenir compagnie. Mais ce n’est pas pareil. Non ?
Par doidepou
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Un dimanche soir, j’y pense. Je passe du temps à rêver, trop de temps peut-être même. Ce que je raconterai dans les prochaines chroniques (je ne sais pas si chronique est le terme qui convient, mais je ne vois pas ce qui pourrait mieux qualifier les textes que je m’efforcerai de faire régulièrement paraître sur ce blog), ce que je raconterai donc dans les chroniques, ne le prenez pas au pied de la lettre. Surtout pas. Je parlerais peut-être à la première personne, mais, comme on nous le répète en cours de stylistique, il ne faut pas confondre auteur et narrateur. Le JE n’est pas forcément le mien, parfois complètement différent de moi, parfois tellement proche que je penserai « heureusement que les lecteurs pensent que je ne parle pas de moi, car je me livre vraiment ». Donc, partons du principe que la personne qui parle est totalement différente de moi, comme ça pas d’ambiguïté. Merci de votre compréhension… !!
Par doidepou
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