Présentation

Electron libre

Louvoyer entre les idées folles
Guérir en surface d'une douleur sourde
Sentir que la lumière nous réchauffe
Et penser à une oeuvre. Belle.
Lundi 26 juin 2006
Les toilettes... vite vite vite !! Où sont les toilettes dans cette baraque ! Zut, c'est le garage... Là ! oui oui oui ! Il s'enferma à clef, et dansa le tango avec la cuvette. Bravo. Ah oui vraiment bravo. Un week end chez les beaux parents et il trouvait le moyen de se choper une gastro. Vraiment carabinée la gastro. Une de celle dont il se souviendra longtemps. Et personne pour venir lui demander s'il a besoin de quelque chose. Il savait que sa femme avait le sommeil lourd, mais enfin à ce point là, c'était de la non assistance à personne en danger. Oh ! les petits pois du diner ! Et le roti de beuf, moins reconnaissable. Allez, une deuxième tournée.
On est peu de chose devant une cuvette. A genoux devant elle, dans une attitude prostrée. Et il chiala comme un gosse. Il était vidé, exténué. Pas la force de se trainer jusqu'au lavabo et de se rincer le visage. Il tira la chasse d'eau et se hissa jusqu'à la poignée de la porte pour sortir, mais retourna très vite embrasser les toilettes. Le cauchemard continua encore quelques heures, avant que sa femme ne se réveille et appelle le médecin qui vint apporter les premiers secours.

Délectable la mine de la belle mère qui s'en veut et qui pense que la viande n'était peut-être pas assez fraiche, pour un estomac un peu fragile. Moins drôle les sarcasmes du beau père qui vous rabache votre frêle constitution.
 
Trois jours pour s'en remettre. Et pas de bol, le jour où il retourna au boulot, il glissa sur une plaque de verglas. Jambe fracturée. Un mois de platre. Ca, s'est se qu'on appelle une belle chute !
L'infirmière qui s'occupa de lui à l'hopital avait mal à la tête. En soit, ça n'a rien de grave. Sauf que... sauf que cette femme était aussi une de ses ex conquête. Et que mal de tête signifiait "pas de sexe ce soir". Ors, évidemennt qu'il n'y aurait pas de sexe ce soir, sa femme était en voyage d'affaire.

Je m'en sors mal avec cette histoire, parce que ce type n'est ni un salaud ni une victime. Ou alors victime de lui même, comme nous le sommes tous. C'est bête ce qui lui arrive mais rien de plus. Pas un drame, pas une chance, pas extraordinaire. Rien. Ce type devra juste abandonné son loisir du dimanche pendant un moment, le vélo. Je vais m'arrêter là. C'est un peu comme Modiano, avec La Modification. Que je n'ai pas lu d'ailleurs. Mais dont j'en entendu parlé. Alors, je vous laisse avec la meilleure des histoires, celle que vous allez imaginer !
Par doidepou - Publié dans : sensations
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Jeudi 22 juin 2006
Monté dans la maison, à plusieurs centaines de mètres d'altitude, il respire enfin. Plus rien ne compte. Plus rien. Il se soule du vent qui se lève. Envie d'avoir une femme entre ses bras... Envie de se mettre la tête sous l'eau pour ne plus penser  à ça. Il prend un verre d'eau, enfile des chaussures de marche, un sac à dos, une gourde un baton de marche. Il siffle un chien imaginaire et repars, plus haut encore. Il veut attendre la bergerie de pierre, tout en haut. Quatre heures de marche rapide. Il en mettra six car il s'est arreté, à bout de souffle à mi chemin et s'est endormi à l'ombre d'un arbre pour oublier sa sensation d'étouffement. La bergerie le contemple, vidé. La nuit tombera dans quelques minutes, il n'a rien dans l'estomac et une nausée qui lui tient le ventre. Il va mal. Mais il est bien pourtant. Il finira par regagner la maison dans la nuit et réussira à avaler une barre de céréale qui était dans son sac de voyage. Tout plaquer de la sorte, il n'aurait jamais penser en etre capable. Cette femme, qu'il ne tient plus entre ses bras...







Deux semaines plus tard, il a de nouveau fait une descente au village pour un ravitaillement. Des boîtes de conserves qu'il réchauffe sur une vieille cuisinière. Des gateaux secs et du café. Quelques bouteilles de lait et des oeufs. Et le jeune épicier lui a mis tout ça dans la saccoche qu'il met sur son épaule pour reprendre sa route vers la maison. Et ce jeune épicier. Gentil. Aux mains fines.


Un mois après son arrivé, il redescend au village. Le jeune épicier est là.  Mais quand il a fini de charger la saccoche, il retient la main de notre homme. Je finis mon service dans une demi-heure. L'homme n'est pas pressé. Il n'a parlé à personne depuis un mois, sauf à cette femme dans ses rêves. Le jeune épicier propose de le raccompagner. Pourquoi pas. Une heure de marche plus tard, les deux hommes arrivent à la maison. Et sur le lit ils finirent la soirée. Sous la couette. C'était la première fois pour l'un et pour l'autre. Et l'homme ne pensait plus à la femme. Il pensait à ce jeune épicier entre ses bras. Troublé.


Je ne connais pas la suite de l'histoire, mais le jeune épicier est resté à la maison. La femme n'est jamais retournée dans les bras de l'homme. Ce n'est pas vraiment le bonheur, c'est la paix et la quiétude. Deux hommes qui s'aiment, c'est plus beau que deux hommes qui font la guerre.




Par doidepou - Publié dans : goutte d'encre
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Jeudi 22 juin 2006
Je sens de l'ironie dans ta voix, de la distance dans ton comportement, un recul dans ton attitude. J'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? Je t'avais pourtant prévenu que tu ne trouverais pas ce que tu cherchais avec moi. Je ne suis pas comme tu le pense. Et je crois que tu le découvre enfin. Tu comprends pourquoi ce n'était pas possible ? Et si tu connaissais ma personne en entier, je pense même que tu aurais... du dégout ? de la peur ? sentiment peu glorieux à mon égard. Des égards, j'en ai peu pour moi même. Mais ne le prend pas pour toi, j'ai pris des distances ces derniers temps, c'est peut être vrai, mais tout reste comme avant pour moi... et pour toi ? J'espère que tu t'es reconnu... J'ai souri à la vie, je me précipite dans ses bras, de façon ... un peu désordonné, mais tant que je ne fais de mal à personne... Je t'embrasse...

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Jeudi 22 juin 2006
Juste pour signaler qu'un meeeeeeeeerveilleux artiste a mis un nouvel article sur son blog... et je pense qu'il serai de mon devoir de vous l'indiquer vous pouvez voir en cliquant ici...
Merci Toto....
Par doidepou - Publié dans : information
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Samedi 17 juin 2006
En sortant du bar, j’ai frôlé sa nuque sans le faire exprès. Elle s’est retournée vivement, comme si le contact l’avait brûlé. J’ai levé les mains, en signe d’excuse, mais j’étais étonné d’une réaction si excessive, pour un geste si léger. Mais ce regard qu’elle m’a lancé, furieuse et surprise m’a dissuadé d’approfondir la question. Une heure après, alors que nous arpentions les rues, dans la douceur d’une nuit d’été, j’effleurais son bras, pour tester sa réaction. Elle s’écarta vivement avec un réflexe d’animal aux aguets. Tu l’as fais exprès. C’est ce qu’elle me lance, avec un regard coléreux. Oui. Tu veux quoi ? Me frapper ? Oui, tu serais prête à la faire, mais tu suspends ton geste, tu ne veux pas que j’ai l’avantage. Je me rapproche de toi. Tu paniques et fais un pas en arrière. Acculée au mur, tu relèves le menton, en signe de défi. Laisse moi passer. Laisse moi partir. Ces mots franchissent tes lèvres, ta peur est visible. Ta peur de quoi ? De ça. Ma main gauche se pose sur ton épaule, remonte sur la nuque et attire ton visage vers le mien tandis que la main droite descend contre tes reins pour t’empêcher de fuir. Elle se débat faiblement. Cesse même de bouger pendant que je l’embrasse. Son pouls s’accélère, je sens qu’elle panique, je tente de la serrer contre moi pour la calmer mais elle veut partir. Je la libère. Aucune larme n’a pourtant couler, je l’entend renifler en s’éloignant de quelques pas. Je t’ai domptée. Domptée par la peur. Non, apprivoisée. Tu reviendras.
Par doidepou - Publié dans : sensations
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dans le temps

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Irrigation si vite détournée
Symphonie polysémique
Etincelance d'un cuivre délaissé
Une plume sur le rivage jongleur
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