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Le monde
un peu en vrac de Doidepou... rire,soupir et délire 
" La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes.
Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente.
Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable…
Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. "
Francis Ponge, Le Parti-pris des choses, 1942, Gallimard p 39.
Un dimanche soir, j’y pense. Je passe du temps à rêver, trop de temps peut-être même. Ce que je raconterai dans les prochaines chroniques (je ne sais pas si chronique est le terme qui convient, mais je ne vois pas ce qui pourrait mieux qualifier les textes que je m’efforcerai de faire régulièrement paraître sur ce blog), ce que je raconterai donc dans les chroniques, ne le prenez pas au pied de la lettre. Surtout pas. Je parlerais peut-être à la première personne, mais, comme on nous le répète en cours de stylistique, il ne faut pas confondre auteur et narrateur. Le JE n’est pas forcément le mien, parfois complètement différent de moi, parfois tellement proche que je penserai « heureusement que les lecteurs pensent que je ne parle pas de moi, car je me livre vraiment ». Donc, partons du principe que la personne qui parle est totalement différente de moi, comme ça pas d’ambiguïté. Merci de votre compréhension… !!
Alors voila, il y a un truc dont il faut parler tout de même, presque un problème de société, c’est le danger que représentent les piques-œufs. Dans un magasin, exposés sur une étagère, entre les économes à légumes et le minuteur en forme de tomate, les piques-œufs n’ont pas de forme particulière, qui permette de se méfier d’eux. Ceci les rend extrêmement difficile à repérer. Celui que j’ai rencontré il y a quelque temps avait revêtu une forme design, en alu brossé, joliment arrondi, je ne me suis pas méfiée. Sentant que l’on pouvait appuyer sur la partie concave, j’ai exercé une pression avec l’index, très légère. Et là, comme une petite décharge électrique, j’ai senti quelque chose de désagréable sur mon index. J’ai vivement retiré mon doigt, un petit point rouge était apparu, et en pressant un peu, une petite goutte de sang a perlé. Donc… dans le doute… abstenez vous… Prudence est mère de sûreté, et de toute façon, ça sert à rien un pique-œuf…
« Un soupir vient souvent d’un souvenir » MC Solaar. J’ai redécouverts par hasard, ce petit signe, le soupir. Utilisé en musique pour marqué un temps de silence. Le chut, comme on l’appelait en cours de solfège, il y a un petit moment. Je vous laisse vous imprégner de ce petit zigouigoui, sans aucune méditation métaphysique derrière, je vous le promets. Mais bon, ça reste à votre gout ensuite ! Moi je trouve qu'il fait penser à une calligraphie arabe, ou même japonaise. Comme une petite rature, comme un trait maladroit... Moi, je l'aime bien, ce soupir.
10 choses stupides que je fais
-Je mords
-Je commence 36 000 choses à la fois (et je ne les finis que très rarement)
-Je n’ose pas jeter mes cours de collège
-Je tente de tenir un blog
-Je collectionne les billes de cartouche d’encre
-Je n’efface pas mes SMS reçus, ma boite sature
-Je lis mon horoscope tous les jours
-Je collectionne les gommes
-J’achète des carnets que je ne remplis pas
-Je ne prends pas le même chemin pour aller ou revenir de l’arrêt de bus.
Je m’appelle Rose. Et j’ai toujours eu peur qu’un jour on m’assassine avec un sécateur. Non, ça existe vraiment. On m’a raconté ça une fois. Une femme, assassinée par un sécateur. Donc j’évite les jardiniers, les botanistes et les pépiniéristes. Pour palier à ce manque, j’ai acheté un cochon nain, pour me tenir compagnie. Je ne lui ai pas donné de nom. C’est grave ? De toute façon il est sourd. J’arrête là. Mon histoire n’intéresse personne. En plus, c’est pas un cochon nain, mais un poisson rouge.
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Lourdeur falacieuse
les papottes