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Electron libre

Louvoyer entre les idées folles
Guérir en surface d'une douleur sourde
Sentir que la lumière nous réchauffe
Et penser à une oeuvre. Belle.

un poil de mélancolie

Dimanche 19 février 2006 7 19 02 2006 22:32


Un matin, dans le bus. Tôt dans la matinée, vers 7H30. La tête un peu dans le brouillard, je regarde par la fenêtre, dont j’ai essuyé la buée, car il fait froid dehors. Nous passons devant les stands du marché qui se montent dans l’air froid du mois de février. Et là me revient en mémoire le roman de Zola, Le ventre de Paris, quand je vois sur un tréteau, cinq choux-fleurs éclairés par une lumière pâle qui vient d’un spot installé sur la bâche au dessus. Ces cinq choux-fleurs. Ils donnaient envie d’aller les frôler, du bout des doigts. Peut-être tapoter de l’index la surface blanche et joufflue. Mais le bus continu sa route. Les carottes viendront sans doute leur tenir compagnie. Mais ce n’est pas pareil. Non ?

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Samedi 25 février 2006 6 25 02 2006 22:19

Une goutte d’encre sur la page de brouillon, c’est pas un drame, cependant, c’est beau. Un œil vert qui regarde cette goutte, je crois que je suis amoureuse… Au loins, une éblouissance inconcevable. Je crois que la lumière a besoin d’être éteinte… Rien n’est vraiment comme avant, rien n’est vraiment comme après, parce que la lame vient de s’abattre entre toi et moi, moi qui pensais que tu aurais voulu que l’on s'écoute, tu sais que je rêve d’une plume capable de t’ouvrir le cœur, je me suis largement égarée dans le labyrinthe imbriaque. La chevelure nacarat d’une lune déserte n’a altéré en rien la nouvelle décadence d’une ruine violente… Si tu ne comprends pas, je t’en supplie hurle moi ton silence…

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Dimanche 5 mars 2006 7 05 03 2006 17:39

Avoir cru encore que c’était possible, avoir espéré un regard sans pleures. Non, pas de flamme dans un regard comme le tien, juste une ombre qui me dit que j’aurais dû te le dire plus tôt. Trop tard pour m’allonger à tes pieds et te supplier, trop tôt pour avoir une idée macabre. Une si belle épine, d’une douleur quasi sensuelle, un dernier pas vers un gouffre semblable à mille autres. Pourquoi m’en vouloir quand on me dit que rien n’est éventuel ? Alors qu’une larme est parfois si difficile à trouver, je ne souhaite que les sécher aux vents sucrés de ton amour… de ton irresponsabilité. Laisse moi une seule place pour t’oublier sereinement, laisse moi un seul signe pour te revenir, laisse lui une marque de moi sur ta peau, une tache qui dit je t’aime.

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 03 2006 09:39

Avoir voulu un jour croire que l’on s’effacera tel un rêve après une nuit difficile. Difficulté d’une histoire que l’on voudrait vivre à 100 à l’heure, et que rien ne prédestine. J’ai un jour pensé que l’on se retrouverai tous, ou plutôt que l’on resterai ensemble, réalité différente, je me rend compte que très peu de chose nous tenait, quand un simple message peut résumer ce que vous vouliez lui dire, soit vous êtes amoureuse, soit d’une tristesse peu ordinaire. La voix tellement familière s’estompe, je dérive, personne ne tend la main pour me retenir et c’est pourtant ça, la seule chose qui m’aurait fait rester. Un effort de ma part, une pointe de volonté, c’est pourtant pas compliqué quand on y pense

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 04 2006 18:21
Tu me manques. Simplement.
Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Dimanche 30 avril 2006 7 30 04 2006 20:41
Aux infamies rampantes, opposez la radiosité d'une carence érotique déliée. Jouez à ce qu'il vous plait pour ne concevoir qu'une infime partie du désir qui peut s'emparer d'une douleur imbriaque.
Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Lundi 1 mai 2006 1 01 05 2006 23:48
Regarde le ciel, rapidement, juste pour te faire une idée de ce qui manque à ta vie. Une lueur pâle, écho d'un astre, lumière apaisante. C'est ça qui me manque, ma lumière apaisante. Une brulure au coeur qui a besoin de la fraîcheur. Un seul de tes rayons développe une mélancolie qui engourdie mon esprit et l'empêche de se tourner vers le noir complet. Ceux d'entre vous qui peuvent se tourner vers l'amour ont de la chance. Pour ma part, il ne représente pas de point de repère, et il n'a pour moi pas plus de respect qu'un rêve. Ce doit être agréable mais pas à ma portée. Ne pensez pas que je suis une déçue de l'amour. Simplement faut il avoir été déçu par dieu pour ne pas y croire ? L'Amour est un dieu, Cupidon mon Jesus, inaccessible. Messager d'un espoir qui n'a aucun contour. M'a-t-on aimé ? Je ne sais pas. Et même si ça a été le cas ? Quelle valeur s'il n'a pas été partagé... Je ne cherche pas l'amour. S'il doit me trouver, il me trouvera. Je n'ai jamais cherché Dieu, c'est lui qui me trouvera s'il le veut. Pour ceux qui savent que je suis paienne, ne pensez pas que je crois autant en Dieu comme en l'Amour... Non, l'amour touche réellement...
Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Lundi 8 mai 2006 1 08 05 2006 13:54
Toi tu veux construire
Moi je veux encore sourire
Je ne suis pas prête à m'arreter,
Tu ne sais pas à quoi tu voudrais t'attacher
Egoïsme, inconstance
Oui quand on y pense...
Trop soif d'indépendance
Tu veux un Nous, et moi je dénoue...

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Samedi 13 mai 2006 6 13 05 2006 15:43

Regarde moi dans les yeux, il n’y a plus rien qui ne t’intéresse, alors regarde moi. Je prends ta tête, doucement, et je la tourne vers l’horizon. Quand tu arriveras là bas, retourne toi et regardes le chemin parcouru. Tant de choses qui nous manquent tout au long du chemin. On s’aperçoit qu’on ne peut aimer toute sa vie, mais qu’on peut haïr toute au long de son existence. C’est dur n’est ce pas. Dans les eaux pétillantes de la vie, je prend plaisir à tremper une main, à quand le grand saut et plonger la tête la première dans ce monde où vous voulez que j’évolue ? Laisse tomber, je ne serai jamais ce que l’on attend de moi. Encore moins ce que je voudrais être. Des rêves plein la tête, des peurs plein le cœur.

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 06 2006 00:26

Me perdre, je n’avais pas le droit

Tu m’as donné ce droit

Et maintenant, perdue, j’ai besoin de tes bras

Car le plus beau qu’on on se perd

C’est quand on retrouve le chemin non ?

 

Un air d’harmonica, s’il te plait,

Une langueur qui se niche au creux du cœur

Juste pour faire mal.

J’ai voulu libérer des peurs,

Tu m’y as aidé.

 

Déliquescence impromptue,

Il n’y avait rien de mal n’est ce pas ?

Est-ce par la peur que l’on m’apprivoise ?

Je hais cette idée

Je te déteste. P’tit con.

 

Je ne sais plus trop où j’en suis

Alors on va se laisser guider

Je me sens vivre…

C’est plutôt agréable.

Par doidepou - Publié dans : un poil de mélancolie
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