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Electron libre

Louvoyer entre les idées folles
Guérir en surface d'une douleur sourde
Sentir que la lumière nous réchauffe
Et penser à une oeuvre. Belle.

sensations

Samedi 4 mars 2006 6 04 03 2006 17:01

Un pas dehors, le froid est saisissant, la lumière inhabituelle. Un moment où le monde pourrait être à ses pieds. Un deuxième pas, on remet les clefs dans sa poche. On serre ses coudes contre son corps et on resserre l’écharpe. Moment propice à la réflexion positive. Car les moments de réflexion ne manquent pas, mais ceux qui favorisent la réflexion positive sont plus rares qu’on ne le pense. Les matins d’hiver, quand au réveil on pensait encore ne pas pouvoir sortir du lit, et qu’en entendant claquer les talons de ses pas sur le bitume, on se sent grande.

Par doidepou - Publié dans : sensations
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Mardi 28 mars 2006 2 28 03 2006 22:06

Faire boire du saké à un pingouin ne donnera jamais les résultats attendus. J’en sais quelque chose, j’ai essayé la semaine dernière. J’ai aussi tenté de faire faire demi tour à une comète, ce n’est guère plus concluant. Alors tentation d’une note acidulée qui réveille les envies, les folies d’une douce amertume. Au loin, s’asseoir sur un rocher, et contempler la vie sous nos pieds, se déroulant, feu de paille inexplicable, quand la flamme vient vous frôler la joue, ne laisser pas se dérouler le serpent… le serpent de la tentation bien sur, nouveauté siliceuse d’un voile cuivré. Juste une seconde, le temps de reprendre son souffle.

Par doidepou - Publié dans : sensations
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Dimanche 16 avril 2006 7 16 04 2006 15:31
A l'aube d'un rêve, souhaitez vous effacer une éphémère douleur ? Bien sur, je l'aime, je le voudrais dans mes bras, que son sourire me soit destiné... Bien sur qu'il ne le sait pas... Bien sur je l'aime... Bien sur que je ne lui dirai jamais. On me dit, oui tu mérite le bonheur, et quand j'annonce mon bonheur, on fait marche arrière. J'aime quelqu'un... Je n'aime personne. J'oscille entre deux esprits, deux douleurs. Aide moi, je t'en prie, tu mérites mieux qu'une douleur de cette envergure...
Par doidepou - Publié dans : sensations
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Mercredi 19 avril 2006 3 19 04 2006 19:42
J'ai trouvé des papillons dans le sable. J'ai essayé de les attraper, mais ils se sont échappés. C'est peut etre mieux ainsi... liberté si chèrement acquise, poussière chaude d'un après midi de fin d'été.
Par doidepou - Publié dans : sensations
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Samedi 6 mai 2006 6 06 05 2006 23:43
Une image... Merci Myst
Et ce qui me touche, c'est qu'il ma dit : en la faisant, j'ai pensé à toi. Je trouve cette image très sympa, mélange de mélancolie et une pétillance, avec les couleurs. Un décalage aussi, un trait d'humour qui cache la tristesse d'une existence passée à rêver ?
Par doidepou - Publié dans : sensations
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 05 2006 00:49

Hurle ton orgasme cent fois réprimé, la honte que chacun cache au plus profond de ses entrailles…

            Je me suis réveillé ce matin, gueule de bois. Trop bu, trop fumé, trop… Je me suis réveillé seul, je n’ai pas attrapé de proie hier soir. Laminé. Je me suis laminé. Et j’ai envie de recommencer. Atteindre cet état où plus rien n’a d’importance, où la vulnérabilité s’envole avec la fumée. Elle déteste quand je fais ça. Et c’est pour ça que je le fais. Elle me provoque, je lui rends la pareille. Mais ce soir, je serais dans son lit. Elle ne le sait pas encore mais ce soir elle sera mienne. Pour ce soir ou pour toujours. Viens ma belle, viens me voir. Jeu sensuel et déroutant pour toi, réveille en moi l’instinct animal. Je te veux. Je t’aurai. Tes yeux verts plongeront dans les miens une dernière fois avant de succomber à mon désir. Tu ne résistera pas longtemps, trop orgueilleuse pour te laisser faire tout de suite, mais tu viendras vite à moi volontairement. Tu ne peux pas me résister. Jamais. Jamais. Pas à moi.

Par doidepou - Publié dans : sensations
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Dimanche 21 mai 2006 7 21 05 2006 21:58
J'aime prendre mes armes et les entendre s'entrechoquer dans leur étui en velour,
J'aime un sourire de quelqu'un que j'aime, juste pour moi
J'aime entendre la pluie quand je viens de me coucher
J'aime cette ivresse procurée par une musique qui m'emporte
J'aime la littérature
J'aime...
Mais je sais haïr aussi ...

Par doidepou - Publié dans : sensations
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Vendredi 26 mai 2006 5 26 05 2006 15:20
Si bien trouvé... Quand on se retrouve dans une chanson...
Goldman


Il y a des ombres dans " je t'aime "
Pas que de l'amour, pas que ça
Des traces de temps qui traînent
Y a du contrat dans ces mots là

Tu dis l'amour a son langage
Et moi les mots ne servent à rien
S'il te faut des phrases en otage
Comme un sceau sur un parchemin

Alors sache que je
Sache le
Sache que je

Il y a mourir dans " je t'aime "
Il y a je ne vois plus que toi
Mourir au monde, à ses poèmes
Ne plus lire que ses rimes à soi

Un malhonnête stratagème
Ces trois mots là n'affirment pas
Il y a une question dans " je t'aime "
Qui demande " et m'aimes-tu, toi ? "

Alors sache que je
Sache le
Sache que je
Par doidepou - Publié dans : sensations
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Samedi 17 juin 2006 6 17 06 2006 02:22
En sortant du bar, j’ai frôlé sa nuque sans le faire exprès. Elle s’est retournée vivement, comme si le contact l’avait brûlé. J’ai levé les mains, en signe d’excuse, mais j’étais étonné d’une réaction si excessive, pour un geste si léger. Mais ce regard qu’elle m’a lancé, furieuse et surprise m’a dissuadé d’approfondir la question. Une heure après, alors que nous arpentions les rues, dans la douceur d’une nuit d’été, j’effleurais son bras, pour tester sa réaction. Elle s’écarta vivement avec un réflexe d’animal aux aguets. Tu l’as fais exprès. C’est ce qu’elle me lance, avec un regard coléreux. Oui. Tu veux quoi ? Me frapper ? Oui, tu serais prête à la faire, mais tu suspends ton geste, tu ne veux pas que j’ai l’avantage. Je me rapproche de toi. Tu paniques et fais un pas en arrière. Acculée au mur, tu relèves le menton, en signe de défi. Laisse moi passer. Laisse moi partir. Ces mots franchissent tes lèvres, ta peur est visible. Ta peur de quoi ? De ça. Ma main gauche se pose sur ton épaule, remonte sur la nuque et attire ton visage vers le mien tandis que la main droite descend contre tes reins pour t’empêcher de fuir. Elle se débat faiblement. Cesse même de bouger pendant que je l’embrasse. Son pouls s’accélère, je sens qu’elle panique, je tente de la serrer contre moi pour la calmer mais elle veut partir. Je la libère. Aucune larme n’a pourtant couler, je l’entend renifler en s’éloignant de quelques pas. Je t’ai domptée. Domptée par la peur. Non, apprivoisée. Tu reviendras.
Par doidepou - Publié dans : sensations
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Lundi 26 juin 2006 1 26 06 2006 21:40
Les toilettes... vite vite vite !! Où sont les toilettes dans cette baraque ! Zut, c'est le garage... Là ! oui oui oui ! Il s'enferma à clef, et dansa le tango avec la cuvette. Bravo. Ah oui vraiment bravo. Un week end chez les beaux parents et il trouvait le moyen de se choper une gastro. Vraiment carabinée la gastro. Une de celle dont il se souviendra longtemps. Et personne pour venir lui demander s'il a besoin de quelque chose. Il savait que sa femme avait le sommeil lourd, mais enfin à ce point là, c'était de la non assistance à personne en danger. Oh ! les petits pois du diner ! Et le roti de beuf, moins reconnaissable. Allez, une deuxième tournée.
On est peu de chose devant une cuvette. A genoux devant elle, dans une attitude prostrée. Et il chiala comme un gosse. Il était vidé, exténué. Pas la force de se trainer jusqu'au lavabo et de se rincer le visage. Il tira la chasse d'eau et se hissa jusqu'à la poignée de la porte pour sortir, mais retourna très vite embrasser les toilettes. Le cauchemard continua encore quelques heures, avant que sa femme ne se réveille et appelle le médecin qui vint apporter les premiers secours.

Délectable la mine de la belle mère qui s'en veut et qui pense que la viande n'était peut-être pas assez fraiche, pour un estomac un peu fragile. Moins drôle les sarcasmes du beau père qui vous rabache votre frêle constitution.
 
Trois jours pour s'en remettre. Et pas de bol, le jour où il retourna au boulot, il glissa sur une plaque de verglas. Jambe fracturée. Un mois de platre. Ca, s'est se qu'on appelle une belle chute !
L'infirmière qui s'occupa de lui à l'hopital avait mal à la tête. En soit, ça n'a rien de grave. Sauf que... sauf que cette femme était aussi une de ses ex conquête. Et que mal de tête signifiait "pas de sexe ce soir". Ors, évidemennt qu'il n'y aurait pas de sexe ce soir, sa femme était en voyage d'affaire.

Je m'en sors mal avec cette histoire, parce que ce type n'est ni un salaud ni une victime. Ou alors victime de lui même, comme nous le sommes tous. C'est bête ce qui lui arrive mais rien de plus. Pas un drame, pas une chance, pas extraordinaire. Rien. Ce type devra juste abandonné son loisir du dimanche pendant un moment, le vélo. Je vais m'arrêter là. C'est un peu comme Modiano, avec La Modification. Que je n'ai pas lu d'ailleurs. Mais dont j'en entendu parlé. Alors, je vous laisse avec la meilleure des histoires, celle que vous allez imaginer !
Par doidepou - Publié dans : sensations
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