Dimanche 23 avril 2006
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17:47
Un coup de cuillère dans le café. Elle est en retard. Normal, elle est toujours en retard. Juste assez pour que je regarde mon portable toutes les minutes, pas assez pour que j’aie l’idée de penser qu’elle m’ait poser un lapin. Elle sait jouer avec moi. Et je me laisse faire, parce que lorsqu’elle franchira la porte du café, elle aura ce regard. Ce regard qui fait semblant de me chercher, semblant d’être perdue pour que je lui adresse un signe de la main et qu’elle me décroche ce sourire.
Un quart d’heure que le rendez-vous était fixé, et elle passe la porte, un chapeau sur la tête, un livre à la main. Elle est venue en bus, profitant du trajet pour relire un classique de la littérature anglaise. Elle aime la littérature anglaise. Ce chapeau masculin qu’elle ôte maintenant lui donne un air de comédienne. Elle est une comédienne. Elle s’approche en quelques pas de ma table, se penche vers moi pour poser son livre devant sa chaise et son chapeau sur le dossier. Elle hésite à m’embrasser ou à me faire la bise. Juste un bisou sur la joue. Ça me suffit. Elle est radieuse, un chemisier blanc qui laisse à peine entrevoir son soutien gorge rouge, un jean avec une ceinture noir et des ballerines blanche. Pour être à l’aise partout. En effet, elle est à l’aise partout. Je lui adresse un reproche en essayant d’avoir l’air fâché, parce qu’elle m’a fait attendre. Mais elle sait déjà ce que je pense de ça. Elle ne me demandera pas depuis combien de temps je l’attend, mais simplement : « j’espère que je t’ai fait attendre ». Espièglerie dans le regard. Dans l’attitude aussi, son pied qui se balance et qui vient taper dans la table, doucement.
Le serveur s’approche. Un chocolat à la cannelle. C’est ce qu’elle demande à chaque fois, même si on lui répond souvent qu’il n’y a pas de cannelle. Elle prend un air triste et demande un thé au citron. Epicée, elle mène sa vie comme ça. Elle s’enivre du regard que je lui lance. Tu vois quoi pour nous deux, ma belle ? Comment tu nous vois ensemble ? Nous vois tu ensemble ? Me vois tu sans toi ? Elle baisse le regard, entrouvre les lèvres, juste assez pour faire apparaître légèrement ses dents. On peut croire qu’elle est embarrassée, mais non, elle cherche le mot qui me fera réagir. Elle veut me faire réagir. Elle aime provoquer. Un peu, dans une réflexion sur sa conception de l’amour ou sur sa vision de son avenir. Elle ne le pense sans doute pas, mais elle guette ma réaction.
Trop jeune, tu te dis trop jeune pour moi. Tu as rigolé quand j’ai soupiré que c’était sans doute moi qui étais trop vieux. Tu es égoïste, c’est toi qui le dis. C’est faux. Elle baisse les yeux pour me confier qu’elle a peur de s’engager. Tu n’as pas besoin de t’engager ma puce, juste me dire que j’ai le droit de te regarder comme un amant, et non comme un grand frère. Elle se débat dans son discours, comme si elle sentait que quelque chose se refermait autour d’elle. Elle n’a jamais supporté d’être acculée devant un obstacle. Si elle n’a plus de moyen de repli, elle se lèvera, elle partira. Non qu’elle soit fâchée, mais pour rester libre, indépendante. C’est ça qui me plait chez toi. Cette indépendance que tu mets en avant. Besoin de personne, oui c’est ce que tu me dis. Et ça ne t’empêche pas de venir me confier tes peines et de pleurer dans mes bras quand ça ne va pas. Alors je la laisse croire qu’elle n’a besoin de personne. Mais elle a tort. Elle n’a peut être pas besoin de moi, mais de quelqu’un pour la protéger. Evidement que j’aimerai être cette personne. Mais ce que je veux, c’est être auprès d’elle, qu’elle que soit la situation. Elle garde le silence devant une de mes questions. Tu n’as rien à répondre penses-tu ?
Qu’est ce qu’on fait maintenant ?
Par doidepou
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Samedi 3 juin 2006
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02:03
-Combien de sucre avec votre pastèque ?
-Deux merci.
-Vous voulez encore un peu de musique sur votre café ?
-ça ira merci.
-Vous êtes belle vous savez...
-On me l'a déjà dit.
-Empoisonneuse...
-Merci.
Par doidepou
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Lundi 5 juin 2006
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17:52
Pourtant, vous ne l'auriez pas deviné sans moi. Lache les pépins de la folie. Reçois la lumière bénéfique et sourie au vent apaisant. Cocktail rafraichissant, pulpe libératrice. Accueille moi avec le sourire, tu ne sais pas ce que je peux faire, agréable surprise, je te le jure. En tentant de t'éloigner, regarde, tu approche doucement. Oui, essaye de résister, tu veras bientôt la futilité de ton geste. ça te rassure peut être de te dire que tu es loin, je trouve étrange que tu me fuies, si tu ne sais pas ce que je peux t'apporter. Peur du plaisir ? Peur d'échouer ?
Alors laisse ici tes doutes, tu glisseras lentement dans le camps adverse. La nausée vagabonde te confirmera que tu seras arrivée. Prends les armes et défend tes larmes.
Par doidepou
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Jeudi 8 juin 2006
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17:16
Période estivale, fin de l'année, fin d'une période pauvre en pépite tout de même (les intéressées comprendront).
Je crois que tout a une fin, le problème, c'est que je n'ai pas vu le début. Il y aurait tellement de chose à dire, mais si peu de mots pour l'exprimer. Je me sens plutot bien en ce moment. Je suis allée me voir, pour me réconcilier avec moi-même. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile à faire. Enfin personnellement, m'accepter comme je suis n'est pas ce qu'il y a de plus simple. Et ni l'écriture ni les autres ne peuvent vraiment faire quelque chose pour moi. Ce n'est pas évident à vivre tout ça. Il ya le regard des autres, il y a mon regard, encore plus incisif que les autres. Mais bon, ça va mieux pour le moment. Oui... un peu mieux.
Par doidepou
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Jeudi 22 juin 2006
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2006
22:56
Monté dans la maison, à plusieurs centaines de mètres d'altitude, il respire enfin. Plus rien ne compte. Plus rien. Il se soule du vent qui se lève. Envie d'avoir une femme entre ses bras... Envie de se mettre la tête sous l'eau pour ne plus penser à ça. Il prend un verre d'eau, enfile des chaussures de marche, un sac à dos, une gourde un baton de marche. Il siffle un chien imaginaire et repars, plus haut encore. Il veut attendre la bergerie de pierre, tout en haut. Quatre heures de marche rapide. Il en mettra six car il s'est arreté, à bout de souffle à mi chemin et s'est endormi à l'ombre d'un arbre pour oublier sa sensation d'étouffement. La bergerie le contemple, vidé. La nuit tombera dans quelques minutes, il n'a rien dans l'estomac et une nausée qui lui tient le ventre. Il va mal. Mais il est bien pourtant. Il finira par regagner la maison dans la nuit et réussira à avaler une barre de céréale qui était dans son sac de voyage. Tout plaquer de la sorte, il n'aurait jamais penser en etre capable. Cette femme, qu'il ne tient plus entre ses bras...
Deux semaines plus tard, il a de nouveau fait une descente au village pour un ravitaillement. Des boîtes de conserves qu'il réchauffe sur une vieille cuisinière. Des gateaux secs et du café. Quelques bouteilles de lait et des oeufs. Et le jeune épicier lui a mis tout ça dans la saccoche qu'il met sur son épaule pour reprendre sa route vers la maison. Et ce jeune épicier. Gentil. Aux mains fines.
Un mois après son arrivé, il redescend au village. Le jeune épicier est là. Mais quand il a fini de charger la saccoche, il retient la main de notre homme. Je finis mon service dans une demi-heure. L'homme n'est pas pressé. Il n'a parlé à personne depuis un mois, sauf à cette femme dans ses rêves. Le jeune épicier propose de le raccompagner. Pourquoi pas. Une heure de marche plus tard, les deux hommes arrivent à la maison. Et sur le lit ils finirent la soirée. Sous la couette. C'était la première fois pour l'un et pour l'autre. Et l'homme ne pensait plus à la femme. Il pensait à ce jeune épicier entre ses bras. Troublé.
Je ne connais pas la suite de l'histoire, mais le jeune épicier est resté à la maison. La femme n'est jamais retournée dans les bras de l'homme. Ce n'est pas vraiment le bonheur, c'est la paix et la quiétude. Deux hommes qui s'aiment, c'est plus beau que deux hommes qui font la guerre.
Par doidepou
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Lundi 31 juillet 2006
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14:31
Et là, tu aurais aimé croiser son regard, parce que tu la trouvais unique ! Une rousse, une crinière fauve et une peau claire. Tu lui aurais demander de la prendre en photo. Il aurait suffit qu'elle laisse tomber un agenda, un livre, quelque chose qui la retienne, le temps que tu lui pose la question... Elle aurait sans doute ri. Et elle serait partie. Pff . Toutes des garces...
Par doidepou
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Mardi 1 août 2006
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2006
14:35
Je m'empare du clavier pour un post que j'espère différent des autres. Pas de mélancolie enfouie sous des mots dont parfois j'ignore même le sens ( mais ceux qui me connaissents savent que je n'ai souvent que faire du sens des mots, je m'interesse plutôt à leur sonorité)
L'autre jour, j'ai voulu écrire un poème. Un poème d'amour ? Non, non. Un poème de rupture ? Non plus. On s'en fiche un peu (c'était pour trouver du boulot, une lettre de motivatione en poésie se remarque plus que de la prose). J'allume mon ordinateur, et là je me rend compte que la lettre E a disparu. Commnt fair dans cs conditions ? J m souvins alors d'un autur qui avait réussi le pari d'écrir tout un roman sans utilisr ctt lttr, pourtant la plus utilisé d notr alphabt. Un pom sans la cinquim lttr d l'alphabt, ça n rim plus à rin. J'ai alors décidé d fair un dssin. J dois avour qu ça n'a pas été un franch réussit, put ^tre parc qu j suis null n dssin. Puis, rconnaissz qu c'st supr dur d fair un candidatur sans ctt lttr.
Du coup, j suis parti à la rchrch d ma touch. J suis allé voir mon poisson. La voyll qu j chrchais n s'y trouvait pas. J suis allé voir mon chin, il n l'avait pas non plus aprçu. Dsspéré, j suis allé pluré au bord d l'au. J'ai croisé un canard qui m'a dit l'avoir vu au fond d la mar. J l'ai supplié d m'aidr. Il a plongé, puis m l'a rapporté.
Moralité, fuck your gold fish, fuck your dog, but don't fuck the duck !
Mais qui vous a dit que ce post devait être cohérent et intéressant ? J'ai juste dit qu'il serait différent !!
Par doidepou
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Lundi 18 septembre 2006
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2006
10:58
Jouer les entremetteuses, se mettre à genoux devant l'être aimé et se figurer qu'un seul regard équivaut à une bague au doigt.
Et puis de toute façon, c'est totalement injuste, cette abondance de rubans roses, une extravaguance de lolita. Et se heurter à la simplicité d'un sourire, il n'en fallait pas mois pour plonger Michou dans la délicieuse rêverie.
Ouah, super nul.
Changement de décors
Emploi du temps faisant preuve de tyran en ce moment dans ma vie, je me vois contrainte de me trouver sur le chemin de la fac le mercredi matin, dès les premiers rayons du soleil. Enfin, pour le moment, il y a encore du soleil, mais l'année avançant, ce sera dans le noir que s'effectura mon trajet. Mais voyons le côté agréable de la chose, pas de dificulté pour trouver un siège dans le bus et continuer sa nuit. Et une vue de la ville très particulière, à l'aube fraîche. Parfois sous la pluie et l'humidité, parfois sous les premiers rayons qui réveillent les routes.
L'autre matin, j'ai eu la vision du pont de la basse chaîne, plongé entre lumière des éclairage publics, rayons lunaires, un paysage à réveiller le Zola qui sommeille en chacun de nous...
Je continuerai à observer le pont en pestant contre Cricri (madame la directrice de mon institut)qui nous a fillé des emplois du temps débiles, et que je pourrais être encore dans mon lit à cette heure ci...
Par doidepou
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Mercredi 20 septembre 2006
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2006
23:15
Ce qui est marrant, c'est que, même si j'apprécie beaucoup certaines de mes camarades de promo (je rappelle que je suis en lettres modernes, dans une promo de 19 filles) je me sens vraiment comme une alien. J'explique... La moitié de la promo fait de la danse. Très bien, moi je suis branchée sur les arts martiaux. Couramment, j'entends des copines dire : ah non, y a rien de mieux que Proust, et l'autre va répliquer qu'elle a préféré l'oeuvre de Balzac. Et bah moi, je lis de la littérature pour enfant, des mangas... d'ailleurs en parlant de manga, un peu de pub pour celui ci, la seule série de manga que j'ai lu....
Synopsis :
Sumire Iwaya est une trentenaire qui a reussi dans la vie. Elle est diplômée de Harvard et responsable d’édition dans un journal quotidien qui fonctionne a plein regime. De plus elle est très belle, grande, avec un caractère des plus affirmé. Hélas tout ces atouts n'en sont en fait pas vraiment pour la vie amoureuse de Sumire qui fait "fuir" les hommes qui recherche plutôt des femmes au statut moins élevé qu'eux...Cependant la vie de Sumire va basculer après qu'elle est ramenée chez elle un enorme carton dans lequel elle va trouver...un jeune homme ! C'est un danseur fugueur qui va elire domicile chez elle et devenir son "animal de compagnie" sous le pseudonyme de "Momo". Ce nouvel arrivant va totalement chambouler le quotidien de Sumire.
(photo correcte dans les prochains temps, pas le temps de faire mieux...)
Par doidepou
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Dimanche 5 novembre 2006
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17:34
La pierre ancrée, l'eau qui file. Cette escapade au parc oriental de Maulévrier plonge le promeneur dans l'esprit de ces romans du japon médiéval. Pour l'esprit, allez voir Mémoire d'une Geisha, ou allez lire la trilogie du clan des Otoris de Lian Hearn. Les aventures de Kaede et Takeo sont un petit bijou pour ceux qui s'intéressent à la culture japonaise, ou tout simplement ceux qui aiment le dépaysement.
Par doidepou
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les papottes